Dans un épisode récent du podcast Histoires de femmes, trois voix se rencontrent pour parler d’un sujet souvent minimisé : l’arthrose.
Autour du micro, Yvana Creaco, créatrice du podcast, ouvre un espace de parole où se mêlent vécu intime, expertise et regard sociétal. À ses côtés, Céline Mathy, psychologue clinicienne et administratrice de la Fondation Arthrose, apporte un éclairage essentiel sur les dimensions émotionnelles et invisibles de la maladie. Enfin, Jocelyne, partage son vécu avec l’arthrose avec une sincérité touchante.
Toutes trois rappellent une vérité essentielle : l’arthrose n’est pas qu’une histoire de cartilage. C’est une histoire de corps, d’émotions, de vie quotidienne, de confiance en soi… et de résilience.
L’épisode rappelle d’abord une réalité trop souvent méconnue : l’arthrose n’est pas qu’une “usure” liée à l’âge. Comme le souligne Céline Mathy, l’arthrose est une maladie articulaire parmi les plus fréquentes dans le monde. Elle concerne aussi des personnes jeunes, parfois dès 40 ans, et touche particulièrement les femmes, notamment au moment de la ménopause, une période souvent révélatrice pour l’apparition ou l’aggravation des symptômes.
Mais au-delà de la dimension médicale, l’épisode met en lumière le poids émotionnel de la maladie.
Vivre avec l’arthrose, c’est composer avec une douleur chronique qui s’invite dans le quotidien, modifie les habitudes, et peut fragiliser le moral. L’arthrose peut créer une rupture intérieure, un sentiment de ne plus pouvoir vivre comme avant, et une souffrance amplifiée par le fait qu’il s’agit d’une maladie invisible. Cette invisibilité entraîne parfois des remarques maladroites, des jugements, ou une minimisation de la douleur, ce qui isole encore davantage les personnes concernées.
C’est précisément ce que raconte Jocelyne. Elle confie que les remarques répétées ont fini par la faire taire.
« Tous ces messages négatifs ont fait qu’à un moment donné, on arrête de se plaindre… Je me suis beaucoup isolée des autres. »
Pourtant, au fil du temps, Jocelyne a développé sa propre manière de composer avec la maladie. Elle raconte qu’elle a fini par apprivoiser la douleur, jusqu’à la considérer comme une présence familière, pour cesser de la combattre en permanence. Cette acceptation lui a permis de retrouver un peu d’espace pour elle-même. Malgré les limitations, elle veut rester active, curieuse, vivante et continuer à avancer, même autrement.
L’épisode montre que vivre avec l’arthrose, c’est apprendre à réinventer son quotidien. Quitte à choisir la dernière rangée au cinéma pour pouvoir se lever facilement ou à ajuster ses distances de marche pour éviter les poussées douloureuses. Ce sont de petites stratégies, presque invisibles, mais qui changent tout. Elles permettent de garder le contrôle, préserver des moments de plaisir, afin de continuer à vivre pleinement.
Céline Mathy résume cette philosophie avec une phrase qui résonne quand on vit avec l’arthrose au quotidien :
« Ce n’est pas arrêter de vivre, mais vivre autrement. Adapter les choses pour que ça devienne vivable. »
Comme Jocelyne, comme tant d’autres, chaque personne qui vit avec l’arthrose porte une histoire qui mérite d’être entendue. Une histoire qui peut rassurer, inspirer, ou simplement offrir un sentiment de solidarité à quelqu’un qui traverse la même chose.
Sur Arthrose Active, votre témoignage peut faire une vraie différence. Il peut éclairer, encourager, ou aider à se sentir moins seul.
Reprendre, à son rythme. La peur du mouvement repose sur des mécanismes bien identifiés — anticipation, hypervigilance, apprentissage par évitement — et la recherche montre qu’on peut agir dessus. L’éducation à la douleur, l’exposition progressive, la rééducation encadrée et, quand c’est utile, l’accompagnement psychologique : ces approches ne sont pas alternatives, elles sont complémentaires.
La régularité compte plus que l’intensité. Quelques exercices, plusieurs fois par semaine, tenus dans la durée, ont des effets mesurables sur la douleur, la mobilité et la confiance motrice. Le démarrage gagne à être accompagné par un kinésithérapeute ou un médecin du sport, ou les deux.
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Chaque arthrose est unique. L’arthrose ne se guérit pas, mais elle se prend en charge. La stratégie thérapeutique se définit au cas par cas, en fonction du profil clinique. Les informations présentées sur Arthrose Active ont un objectif éducatif et ne remplacent pas un avis médical : le diagnostic, le choix des traitements et leur adaptation relèvent exclusivement d’un professionnel de santé. En cas de douleurs persistantes ou d’aggravation des symptômes, consultez votre médecin.