L’arthrose est l’une des maladies articulaires les plus fréquentes : plus de 650 millions de personnes concernées dans le monde dont près de 10 % des plus de 60 ans. 1,2 Dans les pays développés, elle fait même partie des dix maladies les plus invalidantes.3Le genou, articulation clé du quotidien, est particulièrement exposé.
L’arthrose peut y apparaître pour des raisons variées : traumatisme, facteurs génétiques, métaboliques ou biomécaniques.4 Mais contrairement à une idée répandue, le parcours de soins ne mène pas automatiquement à la prothèse.
La prise en charge repose sur l’association de traitements non médicamenteux et médicamenteux, avec un objectif clair : soulager la douleur et préserver la fonction.3 La chirurgie n’intervient qu’après avoir exploré et optimisé les options conservatrices.3,4
Avant de penser à la chirurgie, il existe de nombreuses options thérapeutiques qui reposent sur l’association de traitements médicamenteux et non médicamenteux.3 Les recommandations des sociétés savantes s’appuient sur une prise en charge globale et pluridisciplinaire, construite autour de plusieurs leviers complémentaires5 :
Avant toute décision thérapeutique, les médecins évalueront l’arthrose dans votre quotidien, votre douleur, votre qualité de vie.
❝Avant d’opérer, je parle toujours des 20 à 30 % de patients qui restent avec de la douleur après une prothèse réussie techniquement. Tout doit être mis en oeuvre avant la chirurgie pour ne pas regretter d’avoir fait un choix chirurgical. D’autant plus que ces mesures, si le choix chirurgical doit se faire, permettent d’optimiser la préparation du patient à sa chirurgie (rééducation, perte de poids entre autres ❞
La plupart du temps, l’activité physique adaptée, la rééducation et les traitements médicamenteux permettent une amélioration des symptômes chez beaucoup de patients. Mais pas chez tous.
Chez certaines personnes, malgré une prise en charge bien menée, rien ne change vraiment. La douleur, la raideur, la perte de fonction articulaire restent présentes, alors même que la prise en charge a été bien conduite.6
C’est dans ce contexte que l’on parle d’arthrose difficile à traiter, ou « réfractaire6».
L’arthrose réfractaire est une forme particulière de la maladie, dans laquelle les réponses attendues ne sont pas au rendez-vous et qui nécessite une réflexion thérapeutique différente.
L’arthrose réfractaire concerne aussi des patients jeunes ou sportifs, notamment après un traumatisme. Elle est liée le plus souvent à une combinaison de facteurs fondamentalement multifactoriels de l’arthrose.8
Dans ces situations, la douleur ne disparaît pas, les options thérapeutiques habituelles montrent leurs limites, et la question d’autres stratégies se pose nécessairement.
L’enjeu est d’abord d’ajuster la prise en charge au profil précis de la personne, plutôt que de suivre un schéma unique5,9 : adaptation des traitements, prise en charge adaptée de la douleur (nociceptive, centrale ou neuropathique), programme de perte de poids ou autres approches ciblées.
La prothèse partielle ou totale de genou fait partie de ces options, mais dans des situations bien définies.
Elle est indiquée en cas d’arthrose radiologique avancée, associée à une douleur persistante et invalidante, une limitation fonctionnelle majeure et un échec documenté des traitements conservateurs, dans le cadre d’une décision partagée fondée sur des critères validés et sur l’impact réel de la maladie au quotidien.3,10

Saviez-vous que ?
Les attentes vis-à-vis de la chirurgie sont souvent très élevées, en particulier concernant la douleur, alors que les bénéfices peuvent être surestimés3 : entre 5 et 40 % des patients rapportent peu ou pas d’amélioration après une prothèse totale de genou.4
Enfin, la chirurgie n’est pas toujours possible.
L’âge, le niveau d’activité, l’elligibilité ou le risque opératoire lié à certaines pathologies peuvent conduire à privilégier une prise en charge conservatrice, parfois sur le long terme.11
Au-delà des options classiques et de la chirurgie, de nouvelles approches thérapeutiques sont aujourd’hui disponibles ou en cours de développement pour les formes dites réfractaires.12
Certaines approches récentes, comme les biomatériaux injectables à base de CM-Chitosan, élargissent les possibilités de prise en charge de l’arthrose du genou.12
D’autres stratégies innovantes émergent également, comme la microembolisation transartérielle (TAME) ou la thermocoagulation par radiofréquence des nerfs géniculés, étudiée chez des patients souffrant de douleurs articulaires chroniques résistantes aux traitements conservateurs ou persistantes après chirurgie.11
Les informations présentées sur Arthrose Active ont un objectif éducatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical. Le diagnostic, le choix des traitements et leur adaptation relèvent exclusivement d’un professionnel de santé. Le CM-Chitosan est un dispositif médical de classe III. Son administration doit être réalisée par un professionnel de santé expérimenté en injections intra-articulaires.